|  | | | Marcheurs de Dieu Où chercher un Dieu toujours au-delà de l’homme et pourtant toujours accessible ? | | Présupposés théologiques : | |  Le chemin qui y conduit vaut autant que la basilique. L’accueil gratuit dans les monastères qui se suivaient sur la route des pèlerinages donnait aux pèlerins la sécurité et l’occasion d’une éducation religieuse. Un ensemble de bâtiments entourait une chapelle des reliques. Celles-ci manifestaient l’unité des croyants dans la prière. Même les délinquants dont la peine de prison avait été commuée en pèlerinage et qui devaient encore être surveillés étaient traités sur le même pied que les seigneurs et les clercs. “Les pèlerins, pauvres ou riches, qui reviennent de St-Jacques ou y vont, doivent être reçus avec charité et égard pour tous… Les passeurs ne doivent demander qu’une obole pour deux , si ce sont des riches, et une pièce de monnaie pour un cheval; et si c’est un pauvre rien du tout.” (Guide du pèlerins, XIIe siècle) Dans les villes aussi l’accueil des pèlerins était organisé surtout par l’évêque qui offrait gîte et couvert dans les tours des cathédrales.
Pour manifester leur participation à la vie de la communauté chrétienne, les pèlerins apportaient souvent des offrandes: les seigneurs ou les corporations offraient des reliquaires, les pauvres offraient des pièces de monnaie à fondre pour procurer le métal des châsses ou des plaquettes d’émail pour les enjoliver.
En effet le fait d’entrer dans le statut de pèlerin impliquait un type particulier d’engagement dans la communauté chrétienne qui obligeait à en partager le culte soit par la prière seule, soit par le service, soit par l’entretien des lieux de culte. | |
 | Ensemble des bâtiments entourant la Chapelle de la Crèche
St-Michel-de-Cuxa [ Pyrénées-Orientales, France ]
|  | Tours de Notre-Dame de Paris
Notre-Dame de Paris [ Paris, France ]
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| | Liens associés :

L’exemple de Zacchée
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